Résumé
Deux géants qui devraient être rivaux, Netflix et Disney+, se sont retrouvés en Turquie au sein d'un même récit de contenus ; les informations sur le partage de contenus entre les deux plateformes ont mis en lumière une forme de concurrence inhabituelle pour le public. Avec l'agitation provoquée par la hausse tarifaire de Spotify au début du mois d'octobre, il apparaît que le marché turc du divertissement numérique est sorti des schémas classiques de la « guerre des plateformes ». Netflix, tout en restant en tête des listes des productions les plus regardées en Turquie, a renforcé sa présence dans l'actualité grâce à de nouveaux accords de contenus ; ce double mouvement montre que la marque n'est plus seulement une bibliothèque de contenus, mais aussi une table de négociation.
Détails
À la télévision, la lutte n'a jamais cessé. TRT 1 domine les premières places des classements d'audience avec ses séries et ses émissions en direct, tandis que Müge Anlı et Tatlı Sert, avec leurs derniers résultats, ont une fois encore prouvé qu'elles étaient la force déterminante du flux quotidien de diffusion. MasterChef Türkiye a également rejoint cette compétition grâce à ses performances en semaine ; ensemble, ces trois programmes montrent que la télévision traditionnelle parvient encore, malgré les plateformes numériques, à retenir des millions de téléspectateurs devant leur écran. Par ailleurs, Amazon Prime Video a ouvert un nouveau front en direction des spectateurs sensibles au prix, en lançant en Turquie une option d'abonnement avec publicité ; cette étape signale que le marché du streaming ne se joue plus seulement sur le contenu, mais aussi sur le modèle tarifaire. Dans le domaine de l'information et du journalisme, le tableau est plus tendu : Medyascope a connu une semaine difficile avec des évolutions concernant des journalistes et des débats sur des blocages d'accès, tandis que T24 se trouve sur la même ligne délicate avec un agenda similaire de blocage d'accès et de liberté de la presse. Le fait que ces deux médias soient simultanément au cœur de ces débats a rappelé une fois de plus à quel point le terrain du journalisme numérique en Turquie est fragile. Côté événements en direct, Bubilet s'est illustré avec des billets de concerts à l'affiche, notamment pour le Harbiye ; cela montre que les dépenses de divertissement restent vivantes non seulement devant les écrans, mais aussi dans les rues et les salles de spectacle.
- 1Avec l'agitation provoquée par la hausse tarifaire de Spotify au début du mois d'octobre, il apparaît que le marché turc du divertissement numérique est sorti des schémas classiques de la « guerre des plateformes ».
- 2Le fait que ces deux médias soient simultanément au cœur de ces débats a rappelé une fois de plus à quel point le terrain du journalisme numérique en Turquie est fragile.
- 3Ce mouvement à plusieurs niveaux montre que l'attention des spectateurs n'est plus partagée sur une seule plateforme, mais entre de nombreux médias qui se font concurrence tout en se nourrissant mutuellement.
Conclusion
En définitive, le tableau montre que l'écosystème turc du divertissement et des médias ne peut plus être lu selon un seul axe : les géants du streaming rivalisent et coopèrent à la fois, la télévision traditionnelle conserve sa puissance d'audience, les médias d'information indépendants font face à la pression sur l'accès, et l'économie des événements en direct progresse discrètement. Ce mouvement à plusieurs niveaux montre que l'attention des spectateurs n'est plus partagée sur une seule plateforme, mais entre de nombreux médias qui se font concurrence tout en se nourrissant mutuellement.